09.02.2007
Endettons-nous, les Français payeront...
"A partir de 4000 euro de revenus par an, on est riches !!!" denis guitton
François Hollande n’aime pas les riches et l’a fait savoir.C’est décidément une habitude à gauche : on n’aime pas les Français qui payent des impôts ! En son temps Georges Marchais, secrétaire général du parti communiste, disait : "au-dessus de 4 millions j’prends tout."
Nous savons qu’en France le rapport à l’argent, les revenus sont tabous - "pour vivre heureux, vivons cachés" dit l'adage. J’ai découvert avec stupéfaction qu’à partir de 4000 euro par mois, la fortune est faite et qu’il faut expier ses fautes.
Un Français sur deux paye l’impôt sur le revenu (je ne suis pas certain que les indemnités du couple Hollande-Royal soient toutes assujetties à l’impôt, alors qu’elles vont bien au delà de ces 4000 euros...). J’étais, jusqu’à il y a quelques années, content de payer l’impôt sur le revenu : il était normal, pour moi, de participer à l’effort de solidarité. Nos impôts servaient alors à construire des routes, des hôpitaux, des écoles, etc.
Depuis la gestion rigoureuse de l’économie française par des hommes comme Raymond Barre qui alertait déjà en disant : "la France vit au-dessus de ses moyens", les choses ont, hélas, changé ! En vingt ans, le montant de la dette a été multiplié par 10 (passant de 1700 à 17000 euros par Français).
Chaque année pour combler le déficit de fonctionnement, l'Etat emprunte à l'étranger. Et les seuls intérêts de la dette correspondent à deux fois les budgets de la recherche et de l'enseignement supérieur. udf
C'est un impôt sur l'avenir qui n'a amélioré ni l'emploi, ni la protection sociale, ni le système éducatif !
Actuellement, l’impôt sur le revenu ne sert qu’à rembourser les intérêts de la dette (les intérêts, pas la dette elle-même)... Aujourd’hui, la dette publique représente 66,8% de notre PIB. En 2001, elle représentait 56,2% du même PIB. Une augmentation de 10,6% en cinq ans... En valeur absolue, la dette de la France (donc de nous tous) est passée de 838,7 milliards à 1 213 milliards d’euro entre 2001 et 2006, malgré la vente de quelques bijoux de famille, dont les autoroutes.
C’est beaucoup…
Les socialistes n’ont pas fait mieux. Eux, qui, sous Mitterrand, la firent grimper de 110 à 302 milliards d’euros lors du premier mandat, puis jusqu’à 657 milliards d’euros en 1995.
Il n’y a que deux façons d’équilibrer un budget , qu’on sorte ou non de l’ENA :
- soit on augmente les recettes : c’est ce que se prépare à faire la gauche - et merci pour les classes moyennes qui seront au premier rang des corvéables...
- soit on diminue les dépenses c’est-à-dire qu’on doit exiger de l’administration un effort de productivité. C’est ce que font toutes les entreprises françaises pour survivre et se développer !
Lorsque je constaterai que le train de vie de l’Etat diminue, que le gouvernement freine la spectaculaire envolée de la dette française et que nos impôts seront à nouveau au service du bien-être de tous et non utilisés à pallier la gestion irresponsable des gouvernements successifs de ces 20 dernières années, alors je serai, comme avant content de les payer !
15:05 Publié dans Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : législatives, eure, présidentielle, rugles, guitton, denis, impôts




Commentaires
La vanité exacerbée de l'homme politique qui se retrouve au pouvoir, à la tête du pays et/ou de ses principaux organes de commandes me laisse croire que votre conclusion, ô combien logique, claire et évidente pour le quidam, ne lui saute pas aux yeux... lui !
Peut-être, pour ce faire, faut-il tout bonnement mettre, en première condition de rétablissement de la santé de la France, l'éradication de ce virus terrible et néfaste qu'est l'homme politique atteint par cet orgueil démesuré et cet aveuglement une fois installé en haute place, lui laissant les clefs de la maison et la Carte Bleue avec code, signatures, et cryptogramme sans limitation de montant !
A quand un groupe de femmes et d'hommes capables de dire aux français dans quel état se trouve leur pays, et quelles sont les ceintures à serrer? A quand ce groupe de femmes et d'hommes prêts à faire un pied de nez à la fainéantise des millions de fonctionnaires plus disposés à arpenter les pavés pour crier "non" à toute décision de réforme utile à moyen ou long terme, plutôt que de faire quelques heures en plus pour justifier les sommes et avantages honteux qu'ils perçoivent sur plus de mois que l'année n'en compte !
Je profite de votre blog pour demander enfin du sang neuf... du sang courageux, du sang digne dans les instances politiciennes... Pour moi c'est trop tard, mais mes enfants remettront peut-être un pied sur le sol français quand ils seront plus grands... même si je ferai tout pour les en dissuader.
Ecrit par : quebecland | 09.02.2007
@quebecland : je partage tout à fait votre point de vue sur la nécessité pour la France, d'avoir à sa tête "un groupe de femmes et d'hommes capables de dire aux français dans quel état se trouve leur pays, et quelles sont les ceintures à serrer" ! C'est d'ailleurs ce que fait quotidiennement François Bayrou, qui demande à ce que notre pays ne soit plus la victime des archaïques clivages droite-gauche... En souhaitant que les Français l'entendront et que la France ira mieux quand vous ou vos enfants reviendront sur notre sol français !
Ecrit par : Denis Guitton | 13.02.2007
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